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Les manifestations du 1er décembre à Bordeaux contre la politique de Macron.Répression policière.

Ce sont les gilets jaunes qui ont « ouvert le bal » samedi 1er décembre place de la Bourse avec environ 2000 personnes en début d’après-midi ; pendant trois quarts d’heure, des prises de parole se sont succédées sur la fontaine des Trois Grâces. « Macron démission » est le let-motiv le plus entendu dans la manifestation qui s’ébranle en direction de Pey-Berland. La situation a dégénéré lorsqu’elle est arrivée place Pey-Berland, devant l’hôtel de ville. Peu avant 16h , la tension est montée entre une partie des manifestants et les forces de l’ordre, postées devant l’hôtel de ville. Entre 200 et 300 manifestants , très déterminés , ont alors voulu en découdre. Suite à des provocations policières, les jets de bouteilles et de pétards ont répliqué aux grenades lacrymogènes lancées par les forces de l’ordre. Une partie des manifestants a été contrainte de se réfugier dans les rues alentour , notamment la rue Élisée Reclus.
Pendant ce temps, le rassemblement place de la Victoire, appelé par la CGT , la FSU , Solidaires et 15 organisations associatives et politiques, contre le chômage et la précarité, s’ébranle vers 15h30 en direction des quais après des prises de paroles.3000 manifestants devaient rejoindre la place de la Comédie . Cependant, en s’approchant de la place Pey-Berland, la manifestation a été coupée en deux par un défilé de motards, et les manifestants pacifiques , dont des retraités, ont pris des gaz visiblement plus toxiques que des gaz lacrymogènes dans les yeux , sans pouvoir rallier le Grand Théâtre.
C’est place Rohan que vont se concentrer les manifestants et leur colère de ne pas pouvoir se rassembler devant l’hôtel de ville. Prendre la mairie devient alors l’objectif de 100 à 150 personnes. Certains empruntaient une rue adjacente pour casser quelques fenêtres, bientôt chassés de la voie par les premiers tirs de flash-ball. Un manifestant a reçu un flash-ball dans le visage et a été transporté en civière vers un hôpital. Les premiers blessés décuplaient la colère et tout était projectile : chaises, panneaux de bois et bientôt les palissades du chantier de rénovation de la cathédrale Saint-André, auxquelles il était mis feu. Malgré la pluie, 150 irréductibles font face aux gendarmes mobiles, et aux policiers (CRS et BAC) qui chargent vers 19h et dispersent les derniers manifestants dans les rues alentour. Un manifestant a dû être évacué d’urgence vers 17h30, la main arrachée par une grenade lacrymogène qu’il avait tenté de ramasser.Cinq autres membres des gilets jaunes ont été blessés dans les affrontements , mais aussi un policier. Nombre d’entre eux souffraient de contusions liées aux tirs de flash-ball. Deux personnes ont été interpellées et ont été placées en garde à vue.
Bon nombre de manifestants , militants ouvriers coupés de la manifestation contre le chômage et contre la précarité, se sont posés la question suivante : de quel type de gaz les forces de l’ordre ont fait usage ? Certains avançant même l’idée que cela aurait pu être des grenades au chlore, voire au gaz moutarde.

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