Politique

Crise, protectionnisme, nationalismes…Quel programme pour les luttes de la classe ouvrière ?

Lors de la fête de Lutte Ouvrière qui a eu lieu le 11 novembre 2018, à Cenon, salle Victor Hugo, a été organisé un Forum politique sur la situation mondiale actuelle : « crise, protectionnisme, nationalismes… Quel programme pour les luttes de la classe ouvrière ? »

Introduction : Guy Dupont (La Banque Postale)

Une crise économique sévit depuis plus de 40 ans : chômage de masse, salaires de plus en plus bas, à cause d’une politique d’austérité où les couches populaires payent la note , à cause d’une remise en cause des acquis du programme du CNR (sécurité sociale, retraites). C’est la montée de l’extrême-droite lors des élections (Autriche, Italie, Brésil…) à cause du rejet des migrants venant par la Méditerranée ou du Honduras. Le pire reste à venir : quand se déclenchera le clash financier ? Tout le système économique est à renverser. Il faut discuter d’un programme politique. Marine Le Pen a des idées nationalistes, protectionnistes, anti-migrants, comme le Brésil, l’Autriche (qui prône la semaine de 60 h). Mélenchon est un populiste, protectionniste solidaire, qui veut que la France sorte des traités européens, mais il ne remet pas en cause la bourgeoisie à la tête de la société.

Lutte Ouvrière revendique le pouvoir des travailleurs sur la société, l’expropriation de la bourgeoisie, un programme politique pour la classe ouvrière, contre la dictature de la bourgeoisie. La taxe sur les carburants est une mesure écologique . Il faut mettre en avant les revendications de classe : l’augmentation des salaires selon l’augmentation des prix (échelle mobile des salaires). Lors des élections européennes de 2019, il y a des listes pro-Europe (Macron), anti-Europe pour la gestion du système capitaliste (Rassemblement national, parti Républicain…). La liste LO présentera un programme politique pour les travailleurs.

Débat

AC Gironde : on assiste à une baisse des emplois et à une augmentation du chômage : 270 000 offres d’emplois pour 6 500 000 chômeurs. En outre, des suppressions d’emplois sont programmées à Pôle emploi. Tous les profits vont dans le monde de la finance. Le secteur de la production n’est pas rentable. Il faut s’en prendre aux racines du mal.

Dans les services publics, il manque beaucoup d’emplois : c’est une question de choix politique. Les travailleurs ont les moyens de se faire entendre. Il faudrait le partage du travail entre tous. Il faut se battre pour des revendications justes : augmentation immédiate de salaires de 300 € pour tous, un SMIC à 1800 € brut. Par contre, pour les patrons, tout va bien : les bénéfices du CAC 40 étaient de 94 milliards € en 2017. La part des dividendes distribués étaient de 30% en 2000, et de 67% en 2017. Il y a une mauvaise répartition du travail : les luttes sociales se développent. Pour satisfaire les revendications des travailleurs, il faut prendre l’argent chez les riches. La société Ariane groupe, implantée à Saint-Médard en Jalles et Le Haillan, fait d’énormes bénéfices. Pourtant, elle a programmé une réduction de 2000 emplois pour satisfaire les actionnaires. Elle bénéficie des subventions du CICE. Le groupe Safran qui a fait 141 millions € de bénéfices en 2017 a prévu des suppressions d’emplois. Il faut imposer les revendications par la grève.

Laurent (NPA) : le CICE est remplacé par des exonérations de charges. En ce qui concerne les élections européennes, une discussion a été lancée entre LO et le NPA : elle n’a pas abouti. Il n’y aura pas de campagne électorale commune. Pourtant, il y a le mécontentement de la population , la montée de l’extrême-droite souverainiste, la France Insoumise protectionniste. Les bagarres du printemps ont égratigné Macron .Il y a la question des salaires, l’internationalisme, et la bataille pour les migrants.

LO : nous menons une campagne européenne pour les travailleurs, pour la prise du pouvoir par les travailleurs.
Il a été évoqué le problème de l’intermittence : l’intérim va à l’encontre de la syndicalisation .

Guillaume : Il y a eu un accord dans le passé avec la LCR, mais pas avec le NPA. Les travailleurs doivent prendre le pouvoir. Il y a la question des salaires.
Le NPA se positionne contre Macron et l’Europe forteresse.

L’objectif de LO , c’est l’expropriation des capitalistes par le renversement de la société capitaliste. Il y a le salariat et le précariat : le précariat est inclus dans le salariat. La grève générale permettra l’expropriation des capitalistes. Le gouvernement remet en cause le statut des fonctionnaires qui devrait évoluer en 2019.Il est question d’embaucher des précaires dans l’enseignement. Il faut changer le rapport de forces. Le 17 novembre, qu’est-ce qu’on fait ? On reste seul ou on combat en commun ?

Il y a eu une discussion avec le NPA avant les vacances d’été : le NPA dénonce les traités européens. LO se prononce pour une société communiste révolutionnaire. En Espagne, le système est irrationnel. Les révolutionnaires ont adopté un programme de transition .Quelle stratégie de luttes pour prendre le pouvoir ? Il faut une remontée des luttes.

Jean-Luc : Il y a nécessité de bâtir les Etats-Unis socialistes d’Europe. Les travailleurs exportés touchent 600 € par mois, alors que le SMIC est de 1 100 € net. Il n’y a pas de concurrence entre les organisations ouvrières. L’unité des révolutionnaires est une nécessité. Il y a la IV °Internationale et son programme de transition.

LO explique le programme de transition avant de le mettre en œuvre.

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