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"Restitutions - Usine Ford, Blanquefort - 21 avril 2018"

La maire de Blanquefort prend la parole pour s’indigner contre la politique économique de l’usine sur sa commune, rappelant que l’entreprise a eu une rentabilité de 8 % en 2017, et qu’elle n’a donc pas de problèmes économiques qui justifieraient sa fermeture.
Elle est fière d’être la mairesse du village de Blanque-ford, où l’usine se trouve même être liée au village par son nom, mais surtout par les emplois directs qu’elle génère ainsi que par toute l’activité des sous – traitants qui interviennent localement sur l’usine.
Dans les années 70, l’usine comptait environ 4200 salariés/ouvriers et 800 intérimaires, alors qu’il y a à peine 900 salariés actuellement dans l’usine.
Philippe POUTOU « C’est la chronique ordinaire d’un scandale annoncé depuis des années ».
Contrairement à ce qui est dit par un intervenant dans la salle, les salariés Ford proposent une stratégie à long terme de continuation des activités autour des voitures électriques ou hybrides, mais il semblerait que Ford ne l’entende pas et pourrait céder le site au groupe Thalès.
« L’usine, la maternité, l’école, le bureau de poste, sont la vie sociale d’une région. » complète Ph. POUTOU.
L’ambiance du rassemblement ce samedi 21 Avril au lycée agricole de Blanquefort, autour de la grève des salariés de Ford, et autour de la grève de plusieurs autres secteurs (Poste, SNCF, EPHAD, hôpitaux, et la mobilisation des étudiants) contraste avec la propagande générale.
Mais s’interroge Philippe POUTOU « A t-on les moyens de changer la donne ? ». « Est t-on en train de créer l’extension des solidarités ? Comment organiser la lutte ? Comment peut – on se défendre ? »
Il complète son propos en disant qu’une deuxième entreprise est menacée de fermeture, l’entreprise GFT, voisine de Ford sur le site.
Un syndicaliste : « il est clair que l’objectif de tous, quelle que soit son appartenance ici, est d’empêcher Ford de partir. »
Il y a dix ans, il y a déjà eu un « miracle » puisqu’en 2008, Ford avait déjà annoncé son intention de fermer, mais que la mobilisation des ouvriers de l’usine a permis d’empêcher la fermeture, sachant que ça fait 45 ans que l’entreprise perçoit des aides publiques, bénéficie des chômages partiels, des subventions, des CIE, etc...
Ne pourrait on pas dire que l’usine est en partie publique ? Qu’elle a été socialisée ?
Un syndicaliste réagit : « les lettres de licenciement, on se touchera avec. »
Et aussi : « Tout est fait pour baisser la tête, le système est pervers. »
Sur le mouvement de grève, certains déplorent que tous les ouvriers ne sont pas en grève, mais un syndicaliste présent sur le plateau, rappelle que « l’usine a arrêté de produire sans consigne syndicale…..il y a les ouvriers qui à l’intérieur de l’usine continuent de percevoir leur salaire, mais « ne foutent plus rien » ; il y a ceux aussi qui sont dans la logique du sage :" travaille et tu auras un repreneur ".
D’autres pensent qu’il ne sert plus à rien de travailler tant qu’il y a tous ces mensonges.
Une syndicaliste CGT de la polyclinique Bordeaux Nord : « Depuis 2008 ils veulent fermer l’usine. Les pouvoirs publics se sont mobilisés. Mais depuis 2008 il y a des luttes partout, des protestations comme on n’en n’a jamais vues contre la société et le gouvernement. Les politiques de conciliation avec le patronat ont échoué. » Elle évoque le chiffre de « 50 Millions d’euros » : montant des subventions et aides aux entreprises privées ? Elle dit : « soit ces entreprises rendent l’argent, soit il faut considérer qu’elles sont devenues publiques. »

Des voix précisent que le patronat ne veut plus s’exprimer que par visioconférence.
Un syndicaliste CGT de la CPAM, incidemment, à propos de la localisation concrète des entreprises et du contact physique avec les interlocuteurs : « A la Sécu, il n’y a plus de centre. » « C’est 0,15 centimes d’euros/ minute, par téléphone. »
Autre intervention (à la cantonade – sans le micro ) « Avez vous envisagé de créer une start – up ? »
Un travailleur de la CGT cheminots : « c’est le salariat contre les possédants. »
Le Président d’AC Gironde : « il faut faire pression sur FORD, pourquoi ne pas les attaquer en justice pour le délit d’escroquerie constituée par l’utilisation détournée des subventions publiques ? »
Eric : « il faut partager les richesses. »
Un dessin s’affiche sur l’écran de l’amphithéâtre avec écrit « Y’ a des syndicats qui se battent dans la boue » en référence aux zadistes de Notre Dame des Landes, qui sont en plein dans les affrontements.
Est déploré le fait qu’il n’existe plus à ce jour d’intersyndicale officielle dans l’usine.
Dix jours plus tôt, un blocage a été organisé, mais il a été mené uniquement par la CGT, alors que les autres syndicats pensent que les actions seraient inutiles, dit un des participants.
Philippe POUTOU dit : « on aurait encore un peu de temps pour agir ? »
Grosso modo, a priori seule la CGT appellerait aux actions, tandis que les autres syndicats grosso modo diraient qu’il faut « continuer à travailler », dit l’un des participants.
Un syndicaliste de la CFTC : « sur la question de l’intersyndicale : elle existe, ou pas ? Est ce que aujourd’hui c’en est une, ou pas ? ; Est ce qu’il est crédible d’appeler à débrayer s’ il n’y a pas de mobilisation ? »
« On a tous des objectifs communs ; on peut faire une réflexion collective à des projets »
Un homme en costume « bleu nuit » en tissu « fin », ajusté, et chemisier blanc éclatant, fait irruption dans la salle.
Il se présente comme député de la « République en marche », il prend la parole au milieu du vacarme qu’il provoque aussitôt dans l’assemblée indignée par sa présence, le temps de formuler trois phrases, martiennes et également martiales, la dernière étant : « J’appelle à la responsabilité du groupe mondial », sous entendu Ford.
Il est interrompu par les sifflets, les hurlements, les quolibets, et insultes, et quitte la salle au son de « Tous ensembles, tous ensembles, tous ensembles » « sortez » dans un flot de personnes qui quittent aussi la salle car la séance est interrompue par cet incident et cette prise de parole - agression.
On entend : « On ira pointer à Pôle emploi en bus macron » « Il était là y a dix ans aux côtés des salariés ? »
« Tous ensembles, tous ensembles, tous ensembles, ouais ouais. »
Les Pinçon-Charlots, chercheurs au CNRS à propos des classes bourgeoises et des oligarchies, sont sociologues.
En 1980 ils étaient 500 sociologues au CNRS, et moins de 5 travaillaient en recherche fondamentale, sur les « pouvoirs ».
Comme un couple fusionnel, et en démonstration de fictions, et d’histoires du réel, ils sont accompagnés de Serge Halimi, directeur du Monde Diplomatique, pendant que des dessins de presse par « la famille de Charlie Hebdo » (en référence aux risques du métier – je suis Charlie), sont projetés régulièrement en toile de fond derrière les invités qui sont parfois obligés de se retourner pour découvrir comment ils sont « croqués », sous les rires de l’auditoire, pris par la surprise des trouvailles des dessinateurs, provoquant aussi leurs rires de décompensation, et des idées pour rebondir dans les débats et les prises de parole.
L’objectif que s’étaient fixés les Pinçon-Charlot quand ils ont commencé leurs recherches, était de personnifier les exploiteurs, et de comprendre comment alors qu’il sont ultra minoritaires en nombre, ils réussissent à asservir les « majoritaires » en nombre.
Ils constatent que c’est la propriété des moyens de production qui permet l’exploitation humaine, et qu’il y a peu de propriétaires parmi les plus nombreux, ni de créateurs de richesses dans l’économie réelle.
Ils disent que le système qu’ils observent est totalitaire et propagandiste.
Ils font par exemple des recherches dans les salons liés au vin ou à « la chasse à courre », par exemple chez les « Cruze » ou les « Malleret » dans la région Aquitaine, ainsi que par exemple chez la marquise « Chenerille » à Bazas et ils réalisent des entretiens.
Ils veulent comprendre la transmission de patrimoine et des titres de propriété de génération en génération.
Ils rappellent que postérieurement à 1789, les bourgeois se sont mariés entre confréries concentrant les richesses et les pouvoirs, et que le rapport de classe s’est transmis par l’héritage.
Ils observent dans les milieux régnants, le partage d’une sorte de « sentiment d’impunité » lié à l’arbitraire de la naissance : « soit vous naissez avec les pétales de rose, soit vous avez les épines ».
L’arbitraire de la naissance est « rendu naturel », afin de ne pas être contesté.
Ils déclarent qu’en 30 ans, depuis les années 1986, leur objet d’étude a beaucoup évolué : les familles capitalistes, d’industriels paternalistes, sont devenues des familles de financiers, qui marchandisent le monde et ses ressources, qu’elles soient humaines ou naturelles.
D’ailleurs ils veulent désormais que le service public soit une multinationale avec une liberté de circulation des capitaux totale, sans que les Nations puissent s’y opposer (cf TAFTA et CETA permettant à des Tribunaux arbitraires d’attaquer les Etats au nom des entreprises)
Un exemple d’accumulation des richesses au profit de la minorité : Warren Buffet est multimilliardaire et concentre la moitié des ressources populaires mondiales, d’après l’Oxfam.
Ces oligarchies combattent contre le peuple, et dans leur idéologie, les ouvriers et les salariés sont des variables d’ajustement en fonction des fluctuations des marchés.
Ils qualifient le mouvement de « néolibéralisme du capital à fonctionnement autoritariste » et comparent la situation au Chili, où des mouvements de masse avec la mobilisation du peuple avaient permis d’arrêter l’exploitation du travail, mais avec les services spéciaux et les USA, Allende, Pinochet…
Ils font aussi une comparaison avec l’Afrique où se déroulent beaucoup de troubles, et de luttes pour le pouvoir économique et politique.
La société est divisée en classes, et pour maintenir les travailleurs dans leur classe, il convient de les « culpabiliser », par exemple ici sur le site de Ford, de les menacer qu’ils n’y aura pas de repreneur, s’ils ne travaillent pas.
Les possédants jouent sur la destruction psychique, dans une psychologie du social, où le travailleur est finalement un « accidenté ».
Ils jouent aussi sur les divisions : « Diviser pour régner » est une arme redoutable et qui ne fonctionne que trop bien.
Leur intervention se termine par un chaleureux « Les Pinçon à l’Elysée » et plusieurs dessins bien choisis qui ramènent la salle au partage, et à la convivialité.
Serge Halimi qu’on a peu entendu sur le plateau jusqu’à présent, intervient :
« En 1997, alors que l’État est le principal actionnaire de Renault, Renault ferme le site de Vilvorde en Belgique.
Jacques Chirac explique alors : « C’est la vie ! Les arbres naissent, meurent...Tout comme les plantes, les animaux, les hommes, les entreprises... » »
En 2008, alors que la crise financière se déclenche, on peut alors s’interroger si, « la faillite des banques, c’est la vie ? »
Faut t – il alors laisser faire et laisser fermer comme à Vilvorde ?
« Non….on socialise les pertes des banques et on sauve les actionnaires….Là il n’y avait pas le choix ?…..Pour des centaines de milliards … ?… »
Il fallait en 2008, « sauver les banques, sinon on coule ? » dans une forme de « prise d’otages ».
Ce néolibéralisme postule d’une part que « tout est impossible » et que « c’est la vie » quand il s’agit des salariés et des ouvriers, et que d’autre part, « tout est possible », quand cela concerne « le pouvoir absolu des banques et des multinationales », pour lesquels alors, les Etats « laissent faire, et prévoient « moins d’impôts, et plus de dividendes…. »
On peut constater que le capitalisme a « crû sur nos vies » avec « le ciel bas et lourd de la finance qui pèse sur nous comme un couvercle » (François Ruffin, FI), dans des domaines essentiels, tels que les retraites, la santé, l’éducation, le logement.
- les retraites : on s’achemine vers le système des USA ou du RU où les pensions de retraite découlent du cours de la Bourse et des marchés financiers - et où il faut à la fois économiser « pour sa retraite » et travailler plus longtemps.
Ces fonds de pension organisent la solidarité entre les groupes capitalistes.
Par exemple le 20 avril 2010, il y a une marée noire en Louisiane, à cause de l’entreprise BP Louisiane. Or, on savait que les forages posaient une question de sécurité. Mais comme ils représentaient 1/6 ième des retraites de fonds de pension en Angleterre, ils avaient même intérêt à diminuer la sécurité sur les chantiers pour accroître les dividendes. Et quand Obama a exigé que BP paie, les travaillistes du R.U.ont soulevé que cela serait une « crise sérieuse pour des millions de retraités au R.U. » et finalement les retraités du Royaume Uni sont devenus les adversaires des pêcheurs de Louisiane, et des pourvoyeurs de catastrophes écologiques ;
- la santé : les dépenses de santé sont pour beaucoup gérées par les mutuelles ou par les assurances, donc par des mécanismes privés et non par la Sécurité Sociale ;
- l’éducation : il faut souvent désormais faire un prêt bancaire pour financer ses frais de scolarité ;
De plus, si la gratuité des études supérieures disparaît, alors les « études qui ne rapportent pas », c’est à dire « les humanités », sont corrélativement « sacrifiées ».
- le logement : la politique du logement social est freinée, puisqu’on lui préfère la politique de l’acquisition d’un logement (« devenez propriétaire, faites des emprunts bancaires avec des encouragements fiscaux ») ; acheter un immeuble revient à faire un investissement de « secours » pour financer la retraite, les études, la santé.
On se rappelle bien la crise des sub-primes aux USA où on avait encouragé les ménages à s’endetter pour être propriétaires, ce qui avait eu pour effet d’augmenter le nombre de propriétaires et de renforcer le capitalisme avec la protection du droit de propriété, pour conserver des soutiens politiques, et accroître la dépendance aux banques.
Toutes ces modifications ont été idéologiquement et politiquement construites, pour installer la loi des marchés dans les consciences, plutôt que les lois naturelles.
Pour s’élever au-dessus de sa classe, on ne peut plus que s’endetter ou se déclasser.
Comme l’avait dit François Bayrou : « Le capitalisme sera moral, le jour où les poules auront des dents. »
Le capitalisme est amoral et inégalitaire.
Depuis 30 ans, on assiste à l’accélération de cette dynamique et à la volonté de « liquider l’ensemble de l’actif social ».
Serge Halimi termine son intervention en citant Noam Chomsky :
« Nous avons deux options : le pessimisme, qui consiste à baisser les bras et, ce faisant, à contribuer à ce que le pire arrive, ou l’optimisme (…) qui consiste à saisir les occasions qui se présentent et, ce faisant, à contribuer à la possibilité d’un monde meilleur. La question ne se pose même pas. »
Les interventions des participants continuent dans la salle et sur le plateau :
Une participante en invalidité de chez Carrefour fait remarquer que l’entreprise sur Mérignac a perdu 600 salariés en 20 ans, et déplore la diminution de la qualité des prestations accomplies dans le cadre de son travail.
Il y a une intervention sur le Revenu universel, à laquelle les Pinçon-Charlot répondent qu’ils sont « contre » : ils sont contre l’idée que sous prétexte de verser quelques centaines d’euros de plus à des personnes, « on les laisse se débrouiller ».
Dans la salle, quelqu’un lance : « Aux chiottes les revenus universels, on veut des emplois fictifs comme Pénélope Fillon ».
Un feignant des services publics, cheminot, et cégétiste, donc terroriste et preneur d’otages, prend la parole pour dire qu’il faut s’émanciper de la télévision et soutenir les médias alternatifs.
Il est évidemment beaucoup question de convergence des luttes, et il est constaté que la convergence des luttes remet la lutte des classes au jour : « c’est peut être nous qui allons gagner » dit donc un participant.
On revient sur l’intervention du député de la REM, pour dire que son baratin servait le discours pour enrichir les riches ; l’intervention est faite par un « professionnel du désordre » qui se nomme ainsi.
Une participante se lève pour dire qu’elle est pessimiste, qu’elle croit à l’intelligence individuelle, qu’elle se demande quel pourrait être le déclic de l’action, et comment ça se passerait la convergence des luttes.
Loïc Prud’homme, député de la France insoumise, se présente comme « le député des punks à chiens », en écho ironique et punk donc... avec les attaques burlesques du jour sur son mouvement dans l’actualité, et s’interroge sur comment remettre en question le principe de la liberté de circulation des biens et des capitaux, et ce qu’il advient aussi de la liberté des personnes avec les frontières, particulièrement donc pour les étrangers.

La violence des riches, sur les droits sociaux, la santé, le logement, l’éducation, la nourriture, va jusqu’à détruire l’humanité, et corrompre le langage, la pensée, l’individu. On sait bien que la spéculation aggrave le réchauffement climatique.
Est ce que le dérèglement climatique va être un sursaut ? Ou est ce que ce sera pire ? Est ce qu’il va aider à la convergence des luttes ?
Serge Halimi rappelle que c’est du rapport d’intensité entre les luttes sociales et le patronat (même plus que le Parlement) que sont nées les grandes victoires sociales sur le « mur de l’argent » : c’est grâce aux mouvements de grèves ouvriers sous le Front populaire, qu’ont été signés les accords de Matignon. Avant 1936, il n’y avait ni les congés payés, ni les 40 heures, ni les conventions collectives.
Un intervenant remarque que la classe ouvrière s’est tertiarisée, et évoque les questions posées par Marx, ainsi que l’internationalisme.
Monique Pinçon-Charlot évoque la « guerre des mots » et la « corruption du langage » : qui est un « héros » ? quel est le coût d’un « investissement » et corrélativement quel est donc le « coût » du capital, et le « coût » du « malheur » ?
Par exemple, dit un participant, « le bilan de l’actionnariat dans les EPHAD, c’est la merde ».
Mais Serge Halimi rappelle aussi que « le » politique PEUT faire ! Il remarque que les libéraux disent que l’État ne sert à rien mais qu’ils s’en servent pour protéger leurs intérêts.
Exemple : Reagan. Il brise les syndicats, augmente la fiscalité des revenus, casse les salaires minimum.
Depuis 30 ans, ils l’utilisent d’ailleurs pour défaire ce que l’État a fait.
Macron avec « le grand bond en arrière » met en place la récession sociale, le conservatisme, et pilonne sur tous les fronts pour SIDERER et créer un sentiment d’impuissance.
Ainsi, en « contre-pilonnage », le but est de « faire vivre les riches sur un pied de guerre » en organisant des manifs dans leurs quartiers par exemple, ou pas ?
Guillaume de Lutte Ouvrière, prend la parole pour appeler aux expropriations, moyen d’action essentiel comme le rappelle Pinçon-Charlot ;
Johan des Jeunesses Communistes, prend la parole sur Black Rock, et fait un parallèle très intelligent avec la situation de Ford.
Un syndiqué SUD et du NPA prend la parole sur la convergence des luttes et sur le fait qu’existe peut être une forme d’intersyndicale, ce jour, à Blanquefort.
Une salariée de SANOFI, qui déclare beaucoup souffrir dans son emploi, dit que, pour les connaître bien : « Il faut faire mal à leur image ».
Serge Halimi revient sur la troisième et dernière portion de phrase de l’intrusif député en marche en costume bleu, sur son appel à la « responsabilité » de la multinationale et rappelle que le « sens de la responsabilité d’une multinationale est burlesque » (comme le costume trois pièces bleu nuit en tissu d’été, probablement, mais aussi comme les attaques sur les punks à chiens), et que « les actionnaires de Ford ne sont pas plus au service des citoyens américains qu’au service des citoyens français ou des employés de Blanquefort ».
La journée de rencontres et échanges trans-syndicale, ou inter-syndicale, politique et citoyenne, se poursuit par d’excellents concerts organisés dans un autre lieu de la ville, sous un fort soleil blanquefortais, occasion de signer les pétitions et de s’abriter derrière un chapeau de paille et des lunettes pour ceux qui viennent de loin en bus ou en train, des bobs ou des casquettes Ford, et les tee-shirts du combat.

TOUS ENSEMBLE, OUAIS !

Maria Rebelle

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