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le colloque de Blaye du 24 juin "Les services publics – Un droit pour tous"

La santé en Gironde
Christophe PRUDHOMME, médecin urgentiste des Hôpitaux de Paris
Le système de santé
L’hôpital public paye un impôt injuste, la taxe sur les salaires : 12% des salaires, soit 3,5 milliards d’euros, ce qui correspond à une création possible de 80 000 emplois dans les hôpitaux. A cause du désert médical des campagnes, le conseil départemental de Saône et Loire a embauché 30médecins. Il faudrait créer des centres de santé avec des médecins salariés. Les maisons de santé ne sont pas une bonne solution : les usagers payent deux fois, avec la sécurité sociale et les impôts locaux. Il faut maintenir les hôpitaux locaux, c’est essentiel pour les CHU, par exemple Blaye. Ce qui coûte cher, c’est d’assurer le service de santé 24h/24, mission des hôpitaux publics. Les cliniques privées ferment à 18h.On a gagné le maintien de l’hôpital à l’Hôtel-Dieu à Paris, grâce à l’occupation de l’hôpital et à un projet alternatif. Les dépassements d’honoraires peuvent être contrecarrés à l’hôpital : arrêt du Conseil d’Etat décidant la suppression de l’activité privée en hôpital public.
Sur le manque de médecins en France, M. Evin a maintenu un quota de 4000 nouveaux médecins par an .Le déficit de médecins a été sciemment organisé. En conséquence, de nombreux médecins étrangers viennent exercer en France. Il manque aux médecins une formation en sciences humaines. On ne soigne pas de la même manière un ouvrier et un cadre. Il faut changer la formation des médecins.
Julien Golfier, secrétaire CGT Hôpital de Blaye
Il retrace l’histoire de l’Hôpital de Blaye fondé en 1257.Les Filles de la Charité soignaient les malades jusqu’en 1950.C’est devenu un hôpital civil et militaire qui a des services de chirurgie, urgences et prévention.
DEBAT
Sur la rive droite , il n’y a pas d’hôpital public.
Sylvette : certaines spécialités ne sont plus assurées, comme l’ophtalmologie. Quelles conséquences pour les hospitaliers de la loi GHT ? Absence de médecins pour l’action médico-sociale.
Christian P. Il y a un 4 pages de revendications CGT sur le système de santé et un diaporama sur la sécurité sociale. Dans les maisons de santé, on paye avec les impôts locaux des médecins libéraux qui font ce qu’ils veulent .Les travailleurs sont malades de la crise : suicide au travail dans les EPHAD. Il faut ouvrir les facultés de médecine. On a fermé les écoles d’infirmières pour fermer les hôpitaux.
A l’hôpital de Blaye, il y a une pénurie de chirurgiens et une diminution du budget SMUR.
Le comité de défense de l’hôpital Robert Picqué lutte contre le projet Bahia de fusion avec la Maison protestante de Bagatelle (secteur privé).La bataille est rude contre l’Agence régionale de santé. 80% de la population soignée en secteur public devra passer au secteur privé. L’UL CGT de Bègles a organisé une réunion de 250 personnes qui ont demandé un moratoire du regroupement des deux établissements.
Corinne Versigny intervient sur le devenir de l’hôpital Saint André : le personnel lutte contre les fermetures de services. Les urgences seront fermées en 2021 et transférées à l’hôpital Haut-Lévêque. Pourtant ces urgences ont le meilleur taux d’occupation. Il faudrait un projet de santé global. Quel est le devenir du CHU ? La santé n’est pas un coût mais une activité économique.
Le financement des services publics
Dominique Fichten, fédération des finances CGT
Financement des services publics
C’est un affrontement capital –travail : en Grèce, les premières victimes de la politique d’austérité sont les retraités. Le moteur de la lutte est constitué par les hospitaliers. Le traitement des fonctionnaires n’est pas payé quand le budget est trop déficitaire. Les services publics sont pourtant le moteur du développement économique.
Il faudrait une réforme de la fiscalité : chacun paie en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins.5 jours d’hôpital coûtent 5600 €. Un déplacement de SAMU coûte 500 €.La fiscalité souffre d’un écart important entre les citoyens pour les impôts directs et la TVA :il faudrait baisser la TVA sur les produits de première nécessité et l’augmenter sur les produits de luxe. L’impôt sur le revenu a évolué vers une baisse de la progressivité du barême (4 tranches) . L’ISF sera supprimé dans l’avenir. Les niches fiscales ont été maintenues pour les riches, avec l’investissement dans les DOM. Le prélèvement à la source est repoussé à 2019.
En ce qui concerne le scandale du CICE, 211 millions d’euros ont été détournés par les banques : chaque création d’emploi a coûté 200 000 € (un emploi à l’hôpital coûte 40 000 €). A la SNCF, 14 000 emplois ont été supprimés.
La CGT propose la création d’un pôle financier public regroupant la Caisse des dépôts , la Banque de France…
Jean-Marie Harribey ,représentant ATTAC
Financement de la sécurité sociale
Les capitalistes veulent diminuer les dépenses de santé. Au nom de l’improductivité dans les hôpitaux, on passe l’activité de soins au privé. La valeur économique du secteur non marchand ne génère pas de plus-value. On ne connait pas le contenu des ordonnances qui seront proposées au Parlement. Les cotisations salariales vont basculer vers la CSG. La CSG va augmenter de 1 ,7%. Il y aura un léger gain net pour les bas salaires, mais une perte nette pour les retraités sauf pour les retraites inférieures à 1198 € net par mois. Les rentiers auront un taux unique de 30%.
Comment interpréter ce mouvement comptable ? C’est un changement de modèle social. Il y a eu les ordonnances de 1967 et maintenant celles de 2017.C’est un dessaisissement de la gestion de la sécurité sociale par les salariés. L’universalisation des droits parait à priori sympathique. Le gouvernement Macron veut dissocier l’ouverture des droits et les prestations : c’est une contributivité partielle. Il veut proposer la retraite par points : le calcul tiendra compte de l’espérance de vie. Les femmes, dont l’espérance de vie est plus élevée ,auront une retraite par points plus faible. Pour résoudre le financement de la sécurité sociale, il faut élargir l’assiette des cotisations sociales. Le financement de la protection sociale est lié à l’emploi.
DEBAT
La taxe sur les salaires pourrait créer 3500 emplois sur les CHU de Gironde.
Yamina Kraria : L’aspect démocratique de la gestion de la sécurité sociale a été repris par l’Etat. Le budget de la sécurité sociale est plus important que le budget de l’Etat. Le financement des soins doit rester géré par la sécurité sociale.
Une candidate de la France Insoumise : en Alsace-Moselle, la sécurité sociale n’est pas déficitaire. Le financement de la protection sociale par les assurés sociaux, un euro par consultation et 0,50 euro par médicament, représente des sommes importantes.
Jean-Jacques Paris : Comment va-t-on faire ? Les capitalistes veulent baisser le coût du travail .CSG : une minorité comprend comment est financée la sécurité sociale.
Le budget de l’Etat a un déficit de 76 milliards € alors que la fraude fiscale est d’un montant de 80 milliards €.
Les services publics , véritable enjeu de société
Yamina Kraria : 65% des citoyens sont attachés au service public, mais seulement 35% des citoyens ont une bonne opinion des fonctionnaires ;c’est paradoxal.
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT
Reconquête des services publics et de l’industrie, créateurs de richesse
Il faut être ambitieux et lutter pour la renationalisation de l’eau , de l’énergie, des transports… Il faut partir des besoins des salariés. Pourquoi conjuguer industrie et services publics ? Parce qu’ils sont créateurs de richesse. On a besoin de services publics de qualité. Quand un établissement industriel ferme, les services publics sont menacés.
Dans le Cantal,1 enfant sur 2 n’a pas d’école de proximité. Il est difficile de circuler à cause des problèmes de transports : il y a moins de trains et les cars macron polluent. Des bureaux de poste ferment. Le haut débit est mal réparti sur le territoire.
Il faut la convergence des luttes.
Jean-Claude Chailley, collectif national de défense des services publics
Présentation du manifeste et de la démarche de Convergence
C’est un manifeste alternatif au libéralisme : c’est un choix de société, une lutte idéologique. L’objectif des patrons est l’emploi : en fait, c’est le profit. Pour des services publics égalitaires. Macron entend pulvériser le statut de la fonction publique. La désindustrialisation entraine l’attaque des services publics. Macron veut des maisons de service public. La disparition des départements fait partie de son programme. Convergence propose le développement des services publics. 260 maires de la Creuse ont démissionné pour protester contre la fermeture des services publics.
La Poste compte faire 1,9 milliards € de bénéfices en 2020, mais elle aura supprimé des milliers d’emplois et des centaines de bureaux de poste.
Le financement de la sécurité sociale est un enjeu énorme : 200 milliards de cotisations patronales vont basculer sur la CSG.
Baptiste Talbot, CGT services publics
Importance des services publics pour la cohésion sociale
Nous avons un gouvernement d’experts : c’est une post-démocratie. L’échelon communal est affaibli. En Allemagne et en Grande-Bretagne, le taux de travailleurs pauvres est élevé, même si le taux de chômage est plus bas qu’en France. Les dépenses de santé aux USA sont supérieures aux dépenses de santé de la France. Rencontre du nouveau ministre des Comptes Publics :le développement du numérique sera concentré autour des métropoles. Il y a 14 millions d’habitants dans les zones rurales : le service public de proximité recule. Les politiques d’austérité sont un carcan. La lutte contre la fraude fiscale pourrait créer de nombreux emplois publics. Le service public peut répondre aux problèmes de l’enfance et de la jeunesse : il faut augmenter le nombre d’enseignants. La croissance démographique est de 6 millions d’habitants en France depuis l’an 2000, soit 300 000 habitants par an. Il faut donc augmenter les services publics.
DEBAT
Stéphane (centrale nucléaire du Blayais) : pas d’industrie sans services publics ; pas de services publics sans industrie. Un projet industriel doit avoir des garanties collectives de haut niveau. Le Blayais est un couloir de la pauvreté. Le salaire moyen à la centrale nucléaire est de 1000 € par mois. Lancement d’un collectif service public-industrie : rétablir une ligne ferroviaire Blaye-Bordeaux.Il faut sortir de la logique cités-dortoir. Blaye est à 2 heures de Bordeaux en train. La L.G.V.Bordeaux-Paris a coûté 9milliards d’euros.Le TER Blaye-Bordeaux coûterait 25 millions d’euros.
Une travailleuse sociale a fait 14 manifestations contre le projet de loi El Khomri ;elle est prête à redescendre dans la rue.Le projet contre le code du travail, c’est la descente aux enfers.
Dans le Blayais, pas de transport ferroviaire, des fermetures de classes, désertification et pauvreté.
Corinne Versigny : Il y a besoin de convergences : transports, logements. Le 26 juin, grève des cheminots et des transports urbains (TBM) ; délégation au Conseil Régional. Il faut élargir le rapport de forces. Les conditions de travail en hôpital sont désastreuses : il y a des démissions.
J.C.Chailley : Massacre du fret. A la Poste, création de collectifs avec usagers ou en intersyndicale. Sécurité sociale :le projet Macron,c’est la casse de la sécurité sociale. Convention collective des cheminots :il faut créer un socle européen des droits sociaux.
Baptiste Talbot : Il faut travailler à la réussite des futures manifestations. Les horaires de la fonction publique vont être flexibilisés.
Philippe Martinez : Le dialogue est formaté. C’est une discussion entre experts. Il ne faut pas parler comme eux .Il faut trouver une solution à mon problème. A Decazeville, ils veulent fermer la maternité. Il faut sauver le laboratoire d’analyses. En 2016, record de versement de dividendes aux actionnaires.Il faut donner confiance aux citoyens. Rendez-vous à la rentrée : il faudra être le plus nombreux possible. Le gouvernement est encadré dans un calendrier parlementaire. Concertation avec les syndicats :6 heures par syndicat.
Le projet de loi a été publié dans le Monde, à l’agacement des syndicats.Par exemple, l’accord d’entreprise remplacera le contrat de travail : si baisse de salaire, et refus du salarié, il y aura licenciement.
Fermeture d’Amazone Valenciennes :aucun recours.
Nadège Viry, secrétaire UL de Blaye
La situation du Blayais nous inquiète : que faire pour changer les choses ?Ne pas attendre que les services publics ferment pour agir.

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