Social

"LA MAMAN AU PORTE-VOIX" : SYLVIE HEFFINGER AU TRIBUNAL DE BORDEAUX,

Article du 19 juillet 2020, écrit par Jean-Michel Bessou.

(Voyez aussi toutes les vidéos à la fin.)

PRÉSENCE DE L’HISTOIRE : LA CATHÉDRALE, LA RÉSISTANCE, ET LE TRIBUNAL

Il faisait beau ce matin-là à Bordeaux le 26 mai 2020, et les passants enfin déconfinés profitaient de leur liberté nouvelle en flânant sur les trottoirs qui longent la cathédrale Saint-André et le Tribunal de Bordeaux - le temple de Dieu et le palais de César : deux conceptions de la Justice à jamais inconciliables, celle des hommes n’étant pas adoucie par sa nécessaire contrepartie d’amour.
J’y allais, au tribunal. Je m’étais arrêté un instant au Centre Jean Moulin, meditant sur le destin de ce héros sacrfié...

Pressé, je repartis sans m’attarder sur le parvis de la Cathédrale, ni admirer longtemps la gigantesque rosace qui faisait flamboyer la pierre blanche entre deux flèches gothiques pointées vers le ciel...
J’arrivai sur l’esplanade du tribunal de Bordeaux : j’y avais rendez-vous...
J’attendis, devant la partie moderne du tribunal : un escalier en verre armé qui surmonte une pièce d’eau, et qui conduit à un bâtiment à façade de verre - dont la "transparence" hélas, ne lève pas l’anonymat de certains magistrats liés à la Protection de l’Enfance : un secret qui provoque des interrogations et les soupçons...

AFFAIRE PAPON : L’INVERSION DES RÔLES ENTRE L’ACCUSÉ ET L’ACCUSATEUR.

L’autre côté de ce gigantesque tribunal, est d’un style architectural très différent : sa colonnade grandiose est celle d’un large temple grec, accessible par un escalier majestueux. Maurice Papon le monta en ancien ministre et en homme libre : il le redescendit en collabo avec les menottes aux poignets... c’était en octobre 1997.
Mais dans un premier temps, ce ne fut pas l’ancien préfet livreur de Juifs, qui fut inquiété par la Justice et par la police : ce fut son accusateur, le Résistant Michel Slitinsky à qui j’eus l’honneur de serrer la main.
Ce devait être au début des années 90. Ce combattant implacable m’avait surpris par sa douceur : attendri, il m’ encouragea chaleureusement lorsque je lui confiai ma révolte contre toutes les injustices.
il avait ce sourire des justes, une expression angélique qui confère une éternelle jeunesse à un visage pourtant buriné par les années : "Car on voit de la flamme à l’oeil des jeunes gens,
Mais dans l’ œil du vieillard on voit de la lumière." écrivit un jour Hugo.

Quelques années après notre rencontre, Slitinsky attaqua l’ancien préfet de la Gironde pour avoir livré 1600 Juifs à la Déportation. Mais dans un premier temps, ce fut Slitinsky que l’on accusa de "calomnie" et de "diffamation" envers l’ancien ministre Papon.

Slitinsky et sa compagne Juliette Benzazon furent interrogés par la police : - "De quoi vivez-vous ?..."

Michel nous a donné l’exemple de l’obstination quand on sert passionnément une cause juste.

Au tribunal de Bordeaux : les magistrats qui instruisaient la plainte de Papon contre Slitinsky, serraient tous les jours la main des magistrats qui instruisaient la plante de Slitinsky contre Papon...
Ce fut Papon qui tomba.

LA RÉSISTANCE EN 2018 : LE PROCÈS DE DEUX LANCEURS D’ALERTES QUI AVAIENT DÉNONCÉ LE RAPT DU PETIT LEEROY.

Ce tribunal de Bordeaux, on m’y a jugé en novembre 2018 avec Madame SYLVIE HEFFINGER : nous étions accusés de "diffamation" - nous aussi...
Nous avions dénoncé des faits pourtant incontestables : le 30 mai 2018 un petit garçon, LEEROY, avait été arraché à Sylvie sa maman, raflé dans la crèche où elle venait de l’emmener à Bordeaux. Sylvie avait été victime des dénonciations calomnieuses et des faux en écritures commis par des cadres d’administrations publiques et privées.
Son petit gars était né en janvier 2015, et Sylvie s’en était toujours parfaitement occupée - non sans sans mérite, puisqu’elle-même était handicapée physique autonome.
Avant son handicap, cette mère exemplaire avait été Aide à Domicile diplômée de la Croix-Rouge en Île-de-France, elle s’était engagée en politique pour la justice sociale et pour la bonne entente entre toutes les communautés, puis elle avait été militante humanitaire dans la prévention du SIDA.

Dans son adolescence, Sylvie avait fait du théâtre, en amatrice mais sous la direction d’ Ariane Mnouchkine avec qui elle fit une tournée.
Plus tard, elle guida des équipes de reportage dans les banlieues populaires parisiennes, et dans les années 90 on la vit même sur un plateau de télévision en compagnie de l’Abbé Guy Gilbert - le "prêtre des loubards", qui avait été longtemps éducateur de rue.
Sylvie eut un enfant en 2015 : LEEROY, un petit métis d’Antillais, hyperactif et désobéissant mais irrésistible par son humour, son intelligence et son caractère affectueux. Une "nature", un futur artiste du spectacle sans doute, qui chantait "Ah vous dirais-je Maman" et dansait sur les chansons d’Edith Piaf ou sur tout rythme chaloupé qui coulait dans son sang à demi antillais.
https://youtu.be/ZmktNSeB7NQ
Et précocement généreux avec ça : à la crèche, il consolait ses petits camarades qui pleuraient parce que leurs mamans étaient parties, et il partageait avec eux les friandises que Sylvie lui avait données - ou qu’il lui avait volées, car le petit diable avait la main très agile !...
Dans le petit appartement où je les ai hébergés tous deux entre septembre 2017 et mai 2018, Leeroy rendait parfois sa maman furieuse en m’arrachant un morceau de fromage qu’il portait à sa bouche en disant "miam miam ! " , puis nous éclations tous de rire, et Sylvie lui faisait la morale : - " Ça Leeroy, il ne faut pas le faire ! "
Sylvie était en effet très soucieuse de l’éducation de son petit garçon. Des problèmes familiaux avaient autrefois brisé le ménage de cette femme des banlieues, une maladie chronique avait ruiné sa santé, des années de galère à travers la France l’avaient transformée malgré elle en SDF, mais ce qui lui restait encore, elle y tenait par-dessus tout : sa fierté et son petit garçon Leeroy qu’elle rendait heureux, et qu’elle ne voulait pas voir devenir une racaille.
Quand le diablotin ne poursuivait pas le chat pour lui tirer la queue, ne me grimpait pas sur les épaules pendant mon petit-déjeuner, n’ajoutait pas brusquement des notes de son inspiration aux morceaux que je jouais au piano, ou n’appliquait son précoce génie d’architecte en bâtissant des châteaux en Lego , il dormait comme un ange : nous respirions un peu, et nous le regardions attendris...
Enfant parfois difficile, Leeroy était extrêmement attachant par sa tendresse et par ses ruses innocentes : le petit humoriste exprimait une joie communicative, puis il jouait sur les larmes pour tenter d’obtenir quelque chose, et il riait à nouveau quand il s’apercevait que sa comédie d’enfant capricieux n’avait pas fonctionné. Un petit chocolat ou un bout de son fromage préféré récompensait son numéro, et notre artiste retournait à ses alphabets ou à son jeu de Lego...
À partir d’avril-mai 2018 le petit garçon hyperactif devint plus calme et plus réfléchi : la crèche lui faisait du bien et les jeux de construction le passionnaient.
https://youtu.be/B3VzQchai7c

Mais dans l’ombre, les services sociaux étaient indifférents à la tendresse : avec une froideur de vipère, ils rédigeaient des rapports qui allaient pousser une juge à faire retirer brusquement le petit garçon à sa maman.

Ce fut le 30 mai 2020, par une belle matinée de printemps où Sylvie confiante avait emmené à la crèche son petit garçon métis, explosif et débordant de santé. Il bondit hors de sa poussette, heureux de retrouver sa puéricultrice et ses jeunes camarades de jeux, mais bientôt son sourire éclatant allait faire place aux larmes...
Aussitôt après le départ de Sylvie, deux travailleurs sociaux sans doute cachés quelque part (dans les pissotières, j’imagine ?...), se sont emparés brusquement du petit Leeroy - l’ont "raflé", dirait sans doute l’actuel ministre de la Justice : avocat, il employa un jour ce mot pour décrire les agissements de l’Aide Sociale à l’Enfance...
Les fonctionnaires ont détalé en vitesse avec le petit garçon hurlant de peur : ils étaient peu soucieux de se confronter avec la maman, elle aurait immédiatement remarqué que l’Ordonnance judiciaire n’était pas rédigée en bonne et due forme...

Puis les services sociaux avaient refusé d’organiser des rencontres entre la mère et l’enfant, malgré l’Ordonnance qui l’exigeait.
Des travailleurs sociaux et une association, ainsi qu’une psychiatre, avaient commis des FAUX pour tromper la Justice : Sylvie et moi nous avons protesté, tenté de porter plainte mais sans succès, et distribué des tracts pour dénoncer la soustraction de l’enfant dans ces conditions frauduleuses.
https://youtu.be/dShsZyxZMwQ
Nous fûmes alors accusés de diffamation, et personne à Bordeaux ne voulut examiner les preuves accablantes que nous avions pour justifier notre protestation publique : même à l’audience, on ne voulut pas nous entendre !
Quelle honte !...
De l’enquête policière au procès public, toute la procédure avait été "arrangée" pour protéger les ravisseurs de l’enfant et nous faire passer pour des malfaiteurs.
En colère, j’ai déclaré au tribunal que la Justice devrait se débarrasser de certains magistrats corrompus : à l’heure où j’écris ces lignes, j’apprends qu’un procureur de Dijon qui voulait prostituer sa fille, est mis en examen mais qu’il n’est même pas incarcéré ! Quelle honte !...

Nous fûmes condamnés, Sylvie et moi. Un procureur fit une longue leçon de morale à cette maman courageuse qui a tout sacrifié pour ses enfants.
Le même magistrat prononça même l’éloge vibrant d’une association que nous avions paraît-il "diffamée". La Préfecture de la Gironde avait fermé un centre d’hébergement de cette association en 2017, parce que les adolescents y étaient maltraités et victimes d’injures ANTISÉMITES !
À peu près simultanément, le foyer d’Eysines que gérait le Département, fut le théâtre d’un scandale parce que des éducateurs honnêtes dénonçaient les violences dont étaient victimes les jeunes gens : les lanceurs d’alerte furent sanctionnés par le Département...
Le Département entretient de bonnes relations avec l’association, et les juges font confiance à ces deux administrations plutôt qu’à une maman honnête... Il est vrai que le Département, comme l’association, a beaucoup d’argent à gagner dans les placements d’enfants : la situation est générale en France, et des rapports parfaitement officiels comme celui de la Cour des comptes en 2009 ont dénoncé une véritable chasse à l’enfant...
Alors on voit des travailleurs sociaux commettre ouvertement des faux en écriture et des dénonciations calomnieuses pour lesquels ils ne sont jamais poursuivis ; harceler les parents jusqu’à pousser certains d’entre eux au suicide ; et faire entrer dans ses foyers des enfants dont la plupart subiront des abus sexuels, des privations de soins, et une déscolarisation qui fera d’eux des délinquants.
Les parents restent souvent longtemps sans avoir de nouvelles de leurs enfants :
https://youtu.be/tiFUheCwWDY
Et quand ils protestent, ils sont souvent l’objet d’attaques pour diffamation, tandis que leurs propres plaintes contre l’administration ne sont généralement pas instruites :

https://youtu.be/nw8QBn9cXls

Et si les anciens enfants placés parviennent à se mettre en ménage et à faire des enfants, la soi-disant "Protection de l’Enfance" les leur prendra : il s’est développé au sein de l’administration française un courant idéologique, une sorte de parti politique qui combat la famille, et qui a fermement décidé de transformer les familles victimes de placements abusifs en une race d’esclaves.
Les faits sont certains : ils ne peuvent qu’être vérifiés, et non pas démentis. La question, ce n’est pas de savoir s’ils sont vrais ou non, mais de savoir comment favoriser la RÉVOLUTION PARENTALE qui mettra fin à cette dérive totalitaire et mafieuse.
Nous avons constaté que la plupart des fonctionnaires qui tournent autour de l’Enfance sont des anonymes : nous en avons rencontré dans la police, dans la Justice et même au Département. Le nombre de ces fonctionnaires sans nom est important, et le comportement de ces anonymes est systématiquement anormal et hostile : il ne s’agit plus d’une administration mais d’une SECTE.

LA MAMAN AVEC UN PORTE-VOIX.
Sylvie Heffinger, c’est elle que j’attendais donc sur l’esplanade du tribunal de Bordeaux, deux ans après la soustraction de son enfant dans sa crèche.
Elle arriva, je la vis de loin avec son compagnon, venant d’un hôtel où ils avaient passé la nuit dans le quartier de Mériadeck : la veille, ils étaient arrivés par le train, venant de la région parisienne. Je reconnus tout de suite Sylvie à sa coiffure rasta et à sa tenue paramilitaire, et j’admirai bientôt l’ovale clair et gracieux de son visage d’Alsacienne au look d’Africaine.
Un bel Antillais l’accompagnait, Didier, le soutien de sa vie, le compagnon de toutes les galères et de tous les espoirs...
Sylvie approchait : elle portait toujours son éternel chapelet de bois... et le porte-voix qui amplifiait ses manifestations contre l’injustice sociale en région parisienne !
Elle ne le savait pas encore, l’audience allait lui apprendre ce qu’elle soupçonnait déjà : qu’après deux ans passés entre les mains d’un service gardien anonyme, son petit garçon Leeroy qui se portait si bien avec elle, était bien malade...

- "Bonjour, Sylvie, tu te sens comment pour l’audience ?
- Pas très bien, Jean-Mi : il fait chaud, ma tumeur me fait mal, et c’est bientôt le deuxième anniversaire de la rafle de Leeroy à la crèche... Mon cancer, il va falloir l’opérer...
Mais j’ai porté le dossier que nous avons fait, avec toutes les preuves : je vais remettre ça au juge, et il va devoir prendre ses responsabilités...

- De mon côté, Sylvie, je lui ai envoyé hier le même dossier par email : il a donc toutes les preuves des faux et des malversations de toutes sortes qui ont servi à te voler Leeroy, Si ça se trouve, il va en tenir compte, et tu vas voir tes adversaires partir de l’audience avec les menottes aux poignets... Et toi tu vas récupérer le petit !

- Tu rêves, Jean-Mi !... Enfin, espérons... Je vais lui remettre le dossier, et lui dire que je préfère partir parce que je suis patraque : en réalité c’est parce que je risque de me mettre trop en colère contre cette clique...
Tiens, puisqu’il reste un petit moment avant l’audience et que j’ai pris mon porte-voix, je vais faire connaître l’affaire.
Je t’ai porté la copie de la plainte que j’ai remise à la gendarmerie : les gendarmes sont d’accord pour appeler ça un "enlèvement sur enfant de moins de 15 ans", ça pourrait quand même ébranler le juge. Il ne peut pas dire que les gendarmes ont été "paranoïaques" et "délirants" comme on m’en accuse quand je dénonce tout ça... Ce sont des professionnels qui ont bien compris que Leeroy m’a été volé ! "

Et Sylvie se mit à arpenter dans tous les sens la grande cour qui est devant le tribunal et l’École Nationale de la Magistrature.
Elle raconta l’histoire que j’ai évoquée plus haut, amplifiée par un haut-parleur surpuissant.

https://youtu.be/JgMuoVK0e0c

Sylvie était banlieusarde en Île-de-France : le haut-parleur était comme un élément de sa culture. Plus souvent qu’ailleurs, le précieux outil donne à la voix du Peuple la force qu’elle mérite d’avoir, lorsqu’il s’agit de réclamer davantage de justice sociale.
Salaires, indemnités pour le chômage ou le handicap, logement, accès aux soins, formation professionnelle et culture... : les causes à défendre ne manquent pas, lorsqu’il s’agit de réclamer pour les plus démunis une part des bienfaits de la civilisation.

Mais le combat contre les RAFLES D’ENFANTS par l’Aide Sociale à l’Enfance, est d’un tout autre caractère : il ne s’agit pas d’obtenir des concessions de la part des patrons ou des élus locaux à qui l’on serre la main à la table des négociations, il s’agit plutôt de conduire une GUERRE contre un ennemi que l’on veut détruire parce que cet ennemi est criminel.
J’avais préparé des tracts pour raconter l’affaire et appeler au soutien, mais je n’eus pas beaucoup d’occasions d’en distribuer : les gens avaient souvent l’esprit ailleurs qu’à la lutte,ils songeaient surtout à se dégourdir les jambes et à profiter du soleil à la faveur du déconfinement.
Pourtant quelques-uns s’intéressèrent à cette affaire de vol d’enfant. En 2 ans, les campagnes d’information menées avec peu de moyens par une poignée d’activistes en France, commençaient à avoir de l’effet : dans la rue, aux arrêts de tram et d’autobus, devant les tribunaux, les gens se mettaient à nous dire qu’ils avaient déjà entendu parler de ces fameux PLACEMENTS ABUSIFS D’ENFANTS que nous dénoncions.
Les gens commençaient à savoir que l’Aide Sociale à l’Enfance était devenue comme un État dans l’État, et qu’elle arrachait volontiers les enfants à leurs parents sous prétexte d’aider les familles, n’hésitant pas à commettre des faux en écriture pour accabler des parents irréprochables : le but était de justifier l’existence de l’Aide Sociale à l’Enfance et les salaires confortables de ceux qui y travaillent.
Des parents admirables eurent la surprise de se voir arracher leurs enfants parce que la maman était obèse, ou bien parce qu’une assistante sociale avait inventé une mésentente familiale imaginaire - ou encore, dénoncé comme "violent" un petit garçon impliqué dans une bagarre sans conséquence dans la cour de l’école...
D’année en année, l’étau de l’administration se resserre toujours davantage autour des familles, elles sont à la merci d’une dénonciation anonyme venant d’une assistante sociale scolaire ou d’un lieu de soin...
Dans le cas de Sylvie Heffinger, le corps médical n’avait trempé dans aucune combine, et il avait reconnu que Sylvie était une bonne mère pour Leeroy : pour arracher tout de même le petit garçon à sa maman, les services sociaux avaient remis à la juge des enfants des rapports d’enquêtes sociales qui ne mentionnaient pas l’avis des médecins !
Une psychiatre avait également commis un faux, dans le but de faire passer Sylvie pour folle : nous dénonçâmes la psychiatre, elle porta plainte contre nous pour diffamation elle aussi, mais je pus faire annuler la plainte en apportant la preuve matérielle du faux.
Tout cela, Sylvie le racontait avec son porte-voix, et il arrivait en effet qu’on l’écoute...
Elle disait qu’elle se battait en réalité pour les dizaines de milliers d’enfants placés injustement et pour leurs familles brisées.
Elle arpentait la grande cour dans tous les sens, certes pour mieux communiquer, mais aussi parce que la mobilité lui permettait de soulager des jambes endolories par un excès de pression sanguine.

À travers la façade transparente du tribunal, nous vîmes des magistrats qui avaient été alertés par le son du haut-parleur, puis Sylvie reposa le cône sonore sur un banc, et gravit enfin l’escalier : c’était l’heure de l’audience.

L’AUDIENCE.
J’attendais le retour immédiat de Sylvie : elle resta.
L’audience fut presque confidentielle : il n’y avait là que le juge des enfants, la greffière, Sylvie, une fonctionnaire du Département, et une responsable d’un foyer d’accueil où Leeroy était hébergé. Personne ne s’était fait représenter par un avocat.
Le juge commença par attaquer Sylvie en l’accusant plus ou moins de "délirer" puisqu’ elle persistait à accuser beaucoup de monde, mais il la laissa parler, et elle sut exprimer ce qu’elle avait à dire.
Contrairement à des audiences antérieures, Sylvie s’était bien préparée, et je l’avais aidée à constituer un dossier solide : elle avait évacué son trop-plein d’émotion en arpentant la cour avec son porte-voix, aussi resta-t-elle d’un calme olympien en prouvant des vérités que ni le juge ni la partie adverse ne purent contester.

Elle rappela notamment que son enfant lui avait été arraché à cause de rapports d’enquêtes sociales mensongers, que Leeroy se portait parfaitement bien avec elle, et que dans le cas contraire, le corps médical serait intervenu. Or les médecins étaient favorables à Sylvie, mais les services sociaux les écartaient frauduleusement dans leurs rapports afin que ces rapports restent défavorables à la maman. C’étaient donc des faux !

Personne ne le contesta : c’est à peine si le juge tenta de relativiser le propos, sans grande conviction...

Depuis 2 ans le Département essayait de cacher le plus de choses possibles sur Leeroy : il ne cessait d’envoyer chaque mois des fausses nouvelles parfois accompagnées de photos truquées, et un rédacteur anonyme prétendait invariablement que Leeroy se portait bien, mangeait bien, dormait bien, et qu’il avait de bons résultats scolaires...
Dans nos lettres au juge et au Département, nous appelions "le corbeau" l’auteur de ces mensonges.
Mais nous avions su recouper des informations vraies, et interpréter un message secret qu’une psychomotricienne nous avait adressé à l’intérieur d’un rapport sans que le Département s’en rende compte : nous en avions déduit logiquement que Leeroy n’était pas scolarisé, qu’il n’était pas correctement soigné, qu’il était maltraité, et qu’il était en régression.
Nous savions même que Leeroy subissait une sorte de lavage de cerveau : on lui faisait apprendre par cœur des phrases dont il ne connaissait pas le sens, afin de faire croire qu’il allait à l’école.... Mais en novembre et décembre 2018, une psychomotricienne avait compris la tromperie, et nous étions parvenus à déchiffrer son message.
Or, à la grande surprise de Sylvie, beaucoup de vérités que nous avions découvertes furent enfin admises à l’audience.
La responsable du foyer qui hébergeait Leeroy, expliqua que pendant le weekend il était accueilli par une famille. Elle admit qu’il avait des problèmes de santé depuis longtemps. Elle reconnut qu’il était DÉSCOLARISÉ, et qu’aucun de ses gardiens n’était parvenu à s’occuper de lui correctement : des "incidents" avaient provoqué quatre fois de suite, un changement de famille d’accueil.
Le juge ne posa aucune question quant à la nature des "incidents" : ce qu’avait vécu, et surtout subi le petit garçon, ne l’intéressait pas...
Sylvie demanda alors à la responsable du Département, pourquoi celui-ci lui avait caché si longtemps les problèmes de santé du petit garçon et sa déscolarisation : pas de réponse...
Mais vu ce qui venait d’être reconnu à l’audience, le Département avait été confondu : il avait incontestablement envoyé des fausses nouvelles de Leeroy pendant 2 ans ! - inventant notamment une scolarisation qui n’existait pas...
Le juge ne demanda aucune explication à la responsable du Département : Sylvie par contre en demanda, et la fonctionnaire admit - avoua !... - qu’elle avait toutes les peines du monde à obtenir la moindre information venant des gardiens de l’enfant. Les audiences de l’assistance éducative se font à huis clos : c’est sans doute ce qui épargna à la responsable de Département d’être interpellée sur le champ - pas seulement par le public, mais aussi sans doute par la police...
Sylvie ne put être accusée de rien, elle domina le débat, et confondit ses adversaires : par exemple elle demanda si quelqu’un pouvait lui dire le poids exact de Leeroy, et personne ne put lui répondre ! Elle rappela alors au juge que lui-même avait demandé un bilan médical complet de l’enfant 2 ans auparavant, et que ce bilan n’était toujours pas fait 2 ans après...
Personne dans la salle à part Sylvie, ne se souciait donc de la santé du petit garçon.
Le juge tenta bien de mettre les objections de Sylvie sur le compte d’un "délire paranoiaque" qu’une psychiatre avait prétendu diagnostiquer chez la maman. Voici ce que Sylvie lui répondit :
- " Monsieur le juge, vous avez déjà reçu l’an dernier un courrier qui contient la preuve que l’expertise de votre psychiatre est un faux : elle a menti sur l’appréciation que porte sur moi le psychiatre Simon. Elle a dit qu’il me croit "délirante", alors que lui affirme au contraire que je suis tout à fait normale : il m’a suivie pendant 2 ans, et dans le classeur que je tiens vous avez son attestation qui prouve que votre psychiatre a commis un faux à mon encontre."
La responsable du Département savait qu’elle était en situation difficile, et elle ne voulait pas passer pour malveillante : Sylvie ayant déménagé dans le département de l’Yonne, la fonctionnaire dit au juge que la loi voulait que l’on dépayse l’affaire au profit de ce département. Elle précisa cependant que ses services avaient besoin de 6 mois pour préparer le petit garçon à un nouveau changement.
- " Quand vous me l’avez pris brusquement, vous avez eu beaucoup moins de délicatesse ! Si Leeroy craint tellement le changement, il valait mieux me le laisser ! " répliqua Sylvie.
Pas de réponse...
Mais la maman, dans son for intérieur, s’inquiétait. Elle pensa : - " Mon Dieu, dans quel état doit être mon petit garçon, pour que ces gens aient besoin de 6 mois pour effacer les traces de toutes les maltraitances, avant que je le revoie ?..."

https://youtu.be/gbtZJHTX9ck

https://youtu.be/9YycJ4VxFfQ

LA SENTENCE.

Le juge des enfants rendit sa décision le 3 juin 2020.
Les incidents graves avec les familles d’accueil, la déscolarisation du petit enfant, les mensonges du Département, le faux rapport d’expertise commis par la psychiatre... : tout ce qui avait été révélé à l’audience est royalement ignoré !
Il est vrai que le juge ne pouvait pas faire autrement, sans engager des poursuites pénales contre le Département.
Le placement est reconduit pour 2 ans : Sylvie, qui habite dans la région parisienne et qui n’a pour vivre qu’une petite pension de handicapée, est censée faire chaque mois un voyage de 600 km pour voir son enfant pendant un petit moment, sous le contrôle de travailleurs sociaux. Ceux-ci feront sur elle des rapports défavorables, vu qu’elle devra forcément dénoncer leurs collègues qui ont commis des faux en écritures pour lui arracher son enfant...
Et pour être bien certain que Sylvie ne revoie jamais son enfant, le juge veut la faire examiner par une autre psychiatre : dès que celle-ci saura que Sylvie accuse un certain nombre de fonctionnaires d’avoir commis des faux, la psy la prétendra "paranoïaque" pour éviter d’attaquer ces fonctionnaires... - c’est du moins ce qui se passe ordinairement, si l’on en croit le témoignage de nombreux parents : il arrive cependant que des psychiatres fassent honneur à leur profession, et certains ont d’ailleurs rendu des diagnostics honnêtes en faveur de bons parents.
Mais un expert qui connaît bien le dossier de Sylvie, est en train de rédiger une INSCRIPTION DE FAUX contre le jugement qui vient d’être rendu.
En effet le juge des enfants s’appuie sur des rapports dont la fausseté lui a été formellement démontrée.
Il persiste à considérer Sylvie Heffinger comme délirante, alors que l’expertise qui l’affirme est un faux.
Ce sont pourtant des GENDARMES qui ont qualifié la soustraction de Leeroy d’ "ENLÈVEMENT SUR MINEUR DE MOINS DE 15 ANS" dans une plainte qu’ils ont soutenue : ces membres des forces de l’ordre seraient-il "délirants", eux aussi ?...
Quant à la FAMILLE de Leeroy, c’est la grande oubliée de l’affaire : on ne trouve PAS UN MOT dans le jugement pour organiser des rencontres entre Leeroy et sa famille. Mais un expert a relevé cela : l’inscription de faux démontre que la décision n’a pas été prise dans "l’intérêt supérieur de l’enfant"...

Quelques jours après l’audience, Sylvie a reçu une note mensuelle du Département : le département prétend que Leeroy aurait bien repris l’école, a retrouvé ses petits camarades de classe. Or il avait été reconnu à l’audience, que le petit garçon ne va pas à l’école : le courrier du Département a été versé au dossier d’une plainte qui sera déposée contre cette administration.

Mais en attendant, que devient Leeroy ? Est-il seulement vivant ? Sylvie, sa maman se le demande avec angoisse...
Deux jours après l’audience du 26 mai, la maman avait téléphoné au foyer dont le nom avait été longtemps tenu secret, pour avoir des nouvelles du petit : à sa surprise on lui répondit que LEEROY était INCONNU...
https://youtu.be/VsMzCytk8cA
Le foyer a-t-il pour règle de ne jamais donner d’informations au téléphone, ou bien le petit garçon est-il détenu à titre privé ? Pourquoi ce mystère ? Est-ce une provocation qui veut pousser la mère à réagir de telle sorte qu’on puisse l’accuser de paranoïa ?
https://youtu.be/VsMzCytk8cA
Sylvie a fait appel du jugement, et une nouvelle audience se tiendra au mois de septembre : il faudra la soutenir.

UN COMBAT INÉVITABLE.
C’est par dizaines de milliers, que l’on compte les familles victimes des manœuvres criminelles d’une administration devenue sectaire.
Guidés par la recherche exclusive du profit, des fonctionnaires sans morale ont entrepris de détruire la société : toutes les familles sont désormais menacées, dans tous les milieux.
https://youtu.be/rDxEchIusfc
L’esclavage doit être refusé, et la lutte de tout être humain pour sa dignité lui donne des DROITS - tous, ou à peu près...
C’est un combat radical : on ne fait aucune concession à un ennemi qui cherche à nous asservir, il faut le jeter à bas.
Mais pour assumer pleinement ce combat, il faut être réellement digne de l’idéal d’homme libre que l’on cherche à atteindre par lui : ce n’est possible que si le but ultime de notre action est d’instaurer une société d’amour et de justice.
https://youtu.be/qpzeWh8oeFI
Jean-Michel Bessou.


LES VIDÉOS :
2017 : Leeroy, 2 ans, danse sur une chanson d’Edith Piaf :

https://youtu.be/ZmktNSeB7NQ

Leeroy joue avec son camion à Talence, quelques jours avant d’être raflé à la crèche fin mai 2018 :

https://youtu.be/B3VzQchai7c

Interview de Sylvie en juin 2018 :

https://youtu.be/dShsZyxZMwQ

Sylvie téléphone au département de la Gironde en 2019 et demande vainement des nouvelles de son petit garçon :

https://youtu.be/tiFUheCwWDY

Appel au soutien au procès du 24 septembre 2019 :

https://youtu.be/nw8QBn9cXls

Sylvie au porte-voix avant l’audience du 26 mai 2020 :

https://youtu.be/JgMuoVK0e0c

Interview sortie d’audience 26 mai 2020.
https://youtu.be/gbtZJHTX9ck

https://youtu.be/9YycJ4VxFfQ

28 mai 2020 : Leeroy n’est pas connu du foyer Saint-Joseph de Podensac où il est censé être hébergé....
https://youtu.be/VsMzCytk8cA

Témoignage d’une avocate au sujet des placements abusifs :
https://youtu.be/rDxEchIusfc

L’APPEL de Sylvie Heffinger : Résistance contre les placements abusifs et contre la pédocriminalité organisée.

https://youtu.be/qpzeWh8oeFI

Commentaires

Référencer un site gratuitement dépannage serrurier paris