Histoire

Georges Mandel

Georges Mandel, né Louis George Rothschild à Chatou d’Edouard Rothschild, tailleur, et d’Henriette Mandel, il reçoit son éducation à Paris dans la pension Springer, rue de la Tour d’Auvergne. Au cours de sa bar mitsva au temple Victoire, il évoque l’Alsace opprimée à reconquérir. Il s’engage très jeune en faveur d’Alfred Dreyfus et se lance dans le journalisme à 17 ans. Soucieux d’éviter d’être assimilé à ses homonymes ( la famille de banquiers qui comptait dans ses rangs un Louis de Rothschild et son propre oncle maternel, Louis Mandel), il choisit le pseudonyme de Georges Mandel, adoptant à la fois le nom de sa mère et un prénom différent de son état civil. Il entre à 21 ans à l’Aurore, le journal de Georges Clémenceau qui a fait paraître l’article « J’accuse » d’Emile Zola. Il suivra ensuite son patron dans ses différents journaux. Quand en 1906, Clémenceau accède à la présidence du Conseil, Mandel saisit l’occasion de participer à l’action gouvernementale, ce qu’il réalise pleinement en 1908.

Première Guerre mondiale (1914-1918)

Au début de la première Guerre mondiale, physiquement inapte, il est facilement réformé. Restant à « L’homme libre », il suit Clémenceau à Bordeaux en septembre, puis revient à Paris en décembre. « L’homme libre » était devenu l’Homme enchaîné par la censure. Fidèle serviteur de Clémenceau, il devient son chef de cabinet en novembre 1917.

Député et ministre (années 1920-1930)

Après ses échecs aux législatives de 1910 à Levallois (Seine), et à celles de 1914 à Castellane (Basses Alpes), Georges Mandel se présente à Lesparre dans un Médoc qu’il ne connait pas. Il est finalement élu en novembre 1919 député modéré de Gironde à l’occasion de la vague bleu horizon de droite. Il défend en 1920 le projet de rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Vatican. Cette prise de position lui vaut des quolibets antisémites de députés de gauche, tel Alexandre Varenne, qui reprennent des rumeurs l’accusant d’être un Rothschild.

Il est également élu président du Conseil général de la Gironde en novembre 1919 et maire de Soulac en décembre 1919 .Lors d’une grève des postiers à Nice, il fait venir des postiers de Paris pour briser la grève. Il perd son mandat en 1924 face au Cartel des gauches, mais, après ce premier déboire , il est réélu continûment sous l’étiquette « indépendant »aux élections de 1928, de 1932 et de 1936 jusqu’en 1940.En 1932, il se porte à la présidence du groupe indépendant de la chambre des députés.

Puis il s’affirme comme ministre des PTT entre 1934 et 1936 : il y fait supprimer la publicité sur les ondes d’Etat ,fait installer le premier studio de télévision au ministère , et inaugure l’Air bleu , la première ligne postale aérienne. Il réforme avec une remarquable fermeté l’administration des PTT, autant du point de vue de sa gestion administrative que sous l’angle de son adaptation technique. C’est sous son égide que la première émission officielle de télévision française est diffusée le 26 avril 1935.Dans les années 1930, il élève la voix pour avertir des dangers de l’Allemagne nazie. Le ministre énergique opposé à tout compromis avec les Etats totalitaires ne change pas de ton. Il obtient en 1935 la condamnation par la Société des Nations du rétablissement du service militaire obligatoire par Adolf Hitler, puis s’oppose à Pierre Laval sur la question de la guerre d’agression menée contre l’Ethiopie par l’Italie de Mussolini. En 1934, il assiste aux obsèques d’Edouard de Rothschild et , en 1936, il répond favorablement à l’appel du grand rabbin Cohen en faveur des réfugiés.
Après la victoire du Front populaire, il critique les réformes sociales du gouvernement Blum qui risquent selon lui d’affaiblir la productivité française face à la menace de l’Allemagne nazie en plein réarmement où les ouvriers fournissent un travail accru.
Ministre des Colonies(1938-1940).

Après la chute du Front populaire, il est nommé ministre des Colonies, d’avril 1938 à mai 1940, et s’emploie tout en luttant contre les mouvements nationalistes au Maghreb, à préparer l’Empire colonial français à un conflit qu’il sent inévitable. Cet homme de droite propose une alliance avec l’Union soviétique pour faire face à la menace hitlérienne ,dont le danger pour la France lui parait primordial , puis proteste contre les accords de Munich.

Il signe les « décrets Mandel » du 16 janvier 1939 et du 6 décembre 1939 qui régissent les relations entre les Églises et l’État dans les colonies où ne s’applique pas la séparation votée en 1905 et qui s’appliquent encore aujourd’hui dans la plupart des collectivités d’outre-mer. Ils permettent à toutes les sensibilités religieuses de bénéficier d’une aide publique, la non-application de la loi de 1905 permettant un financement public du culte. Ces décrets créent une nouvelle catégorie de personne morale de droit public, le conseil d’administration des missions religieuses pour gérer les biens de ces missions. Placés sous une étroite tutelle de l’Etat, ces conseils d’administration bénéficient d’avantages fiscaux. Ils s’appliquent en Guyane, Polynésie française, Wallis et Futuna, Saint-Pierre et Miquelon ,en Nouvelle-Calédonie et à Mayotte.

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