Politique

La réforme de l’assurance-chômage : une atteinte aux droits des chômeurs .

Après s’être attaqué au Code du travail, Macron s’en prend aux chômeurs, ces « déconneurs » qu’il veut responsabiliser à coup de sanctions financières. Avec le décret du 28/12/2018, en application de la « loi sur la liberté de choix de son avenir professionnel », les chômeurs auront le choix entre accepter n’importe quel emploi, à n’importe quel salaire et à n’importe quelle distance de leur domicile ou ne plus bénéficier de leur droit aux indemnités.
Sur 6 500 000 demandeurs d’emplois inscrits à Pôle emploi, c’est moins de 43% d’entre eux qui sont indemnisés pour un montant moyen mensuel de 900 euros. Désormais, une simple absence à une convocation de Pôle Emploi coûte un mois sans allocations. En cas de recherche d’emploi jugée insuffisante par Pôle Emploi, on avait une suspension des indemnités- chômage : on risque une suppression d’un mois la première fois, deux mois la deuxième fois , quatre mois la troisième, avec une perte des droits.
Un « carnet de bord numérique » va obliger les demandeurs d’emploi à rendre compte de leurs recherches d’emplois chaque mois, avec preuves à l’appui. Et si on retrouve un travail, il faudra accepter le salaire de la région et de la branche professionnelle, quel que soit le salaire qu’on touchait avant .Les seuls boulots qu’on trouve sont des travaux précaires : des CDD de plus en plus courts , de l’intérim, de l’auto-entreprenariat. Le discours de Macron, c’est : devenez tous patrons , créez votre start-up, soyez « premier de cordée ».
Attention au régime d’auto-entrepreneur, vanté par Pôle Emploi : la réalité, c’est une perte des droits sociaux : pas de couverture sociale, pas d’indemnités- chômage, pas de cotisation retraite.
Les radiés de Pôle Emploi qui sont près de 2 millions sont découragés , ils vivent au jour le jour et survivent avec des petits boulots, de l’intérim, ou en devenant auto-entrepreneur, comme les livreurs à vélo d’Uber, Deliveroo et autres.
Et pourtant, « il y a un pognon de dingue ! » dixit Macron, pour parler du RSA qui est de 500€ pour une personne seule, 900€ pour une famille avec un enfant ! Le pognon de dingue , il existe, mais pas dans notre poche ! Pas dans celle des près de 7 millions de personnes qui, chaque mois, survivent avec les minima sociaux.
Le pognon de dingue, c’est : 230 milliards€ par an d’aides et d’exonérations fiscales offertes aux entreprises, la fraude et l’évasion fiscale de 80 milliards € par an , l’augmentation de 10% en 2017 des 300 plus grands patrons qui touchent en moyenne 3,8 millions d’euros par an ;
Quand sur 100 euros de bénéfices , seuls 5,3 euros vont aux salariés , le reste aux actionnaires, alors que la France est le 5eme pays au monde producteur de richesses, il est le 3eme qui verse le plus de dividendes aux actionnaires.
Les salaires eux, stagnent : + 0,1% en 2017 avec un SMIC à 1227,39€ par mois, et le coût de la vie s’accélère (+1,2% en 2017).Les ménages ont perdu en moyenne 510€ par an depuis 2008. Cela s’accélère depuis le 1er février avec l’augmentation des prix sur certains produits alimentaires.
Se loger devient de plus en plus difficile (1,25% d’augmentation des loyers HLM depuis le 1er janvier.)
Alors c’est tous ensemble qu’il faut lutter !
Le mouvement des gilets jaunes traduit un renouveau de confiance dans l’action collective. La démultiplication des mobilisations s’oppose à la profonde injustice sociale et exige une autre répartition des richesses créées par le travail. Leurs exigences rejoignent celles de la CGT et celles exprimées par les salariés , les retraités, les privés d ‘emplois, les précaires. C’est pourquoi , l’Ul CGT de Bordeaux-centre veut travailler à la convergence avec les gilets jaunes et les associations de chômeurs.
Nous sommes le nombre , nous pouvons être la force ; nous faisons tourner les usines , les services publics, toute la société. Les actionnaires , eux, ne font que s’accaparer les fruits de notre travail.
Pour plus de justice sociale, nous voulons :
Une augmentation du SMIC à 1800 euros, du point d’indice, de tous les salaires et pensions ainsi que des minima sociaux ;
Une réforme de la fiscalité afin d’assurer une plus grande redistribution des richesses et d’alléger le poids de l’impôt indirect (TVA, TICPE) pénalisant les salariés et les ménages, le paiement des impôts en France de grandes sociétés (GAFA), une imposition plus forte des plus hauts revenus et de la détention de capital, et un rétablissement de l’ISF.
La suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, exonérations diverses…) qui ne servent ni l’emploi, ni la revalorisation des salaires , ni l’investissement et mettent à mal notre protection sociale ;
Le développement des services publics, partout sur le territoire, en réponse aux besoins de la population , avec des moyens suffisants en personnel ;
Le respect des libertés publiques tel que le droit de manifester remis en cause par le gouvernement.
La suppression de la loi sur la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers et l’accès gratuit aux études pour tous les étudiants.
Après le succès de la grève du 5 février, appelée par la CGT, la FSU, l’UNEF, la FIDL, et rejoints par de nombreux gilets jaunes, rejoignons les cortèges des gilets jaunes tous les samedis à 14h , Place de la Bourse.

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